Le studio s’équipe : Arturia V Collection – En détail

Arturia V Collection
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Claviers Virtuels : Arturia V Collection

V collection, V pour Vintage Collection, 28 claviers mythiques modélisés en plugin d’instrument virtuel. Des instruments des années 1960, 1970 et 1980, allant des synthétiseurs analogiques, numériques en passant par les pianos acoustiques, pianos électriques et orgues. Les sonorités sont somptueuses, les possibilités énormes, et le prix est dérisoire par rapport à la véritable fortune que vaut chaque synthétiseur.

Pour que les émulations soient le plus fidèle en tous points la marque n’utilise pas d’échantillonnage, mais elle a déposé deux techniques de modélisation :

La modélisation numérique TAE® (True Analog Emulation®) qui reproduit fidèlement les oscillateurs analogiques, le circuit des filtres analogique et implémente le soft clipping.

Et pour les claviers n’utilisant pas de circuits et de composants analogiques. Arturia utilise la modélisation Physique PHY® (Physical Modelling) de l’instrument qui permet beaucoup plus de détails, d’expressivité, de nuances, de naturel… Grâce au calcul et à la modélisation de la propriété acoustique de chaque instrument. Chose qui n’est pas possible avec l’échantillonnage pur.

En plus Arturia a eu la très bonne idée de rendre tous les monophoniques totalement polyphoniques et d’ajouter un beau paquet de fonctionnalités aux claviers rendus possible par le numérique.

Voici un petit aperçu, et un descriptif des différents claviers disponibles dans la V Collection :


Les Synthétiseurs Analogiques

Arturia Modular V : Moog Modular (1965)

Arturia V Collection : Moog Modular

Le Moog Modular est un énorme système modulaire monophonique conçue sortie en 1965 contrôlable par clavier ou autres. L’émulation des modules c’est fait en partenariat avec Robert Moog, pour être le plus fidèle possible aux machines analogiques.

Ce synthétiseur est un monstre capable de produire des sons énormes, les possibilités sont incroyables si l’on arrive à s’y retrouver avec les patchs et les baies de brassage entre modules ! Multiples Oscillateurs, Enveloppes, LFO, Filtres, Chorus, Delay. Ce n’est pas un clavier de débutant dans la synthèse sonore, mais heureusement pour les néophytes les préréglages sont là, ils sont bien fournis et bien fait. Le Moog Modular est l’ancêtre de sa version portable tout en un le Minimoog.

Parmi les musiciens ayant utilisé le Moog Modular : The Doors, les Beatles, les Rolling Stones, Sun Ra, Geogre Harisson


Arturia Mini V : Minimoog (1970)

Arturia V Collection : Moog Minimoog
Arturia V Collection : Moog Minimoog

Le Minimoog est un synthétiseur analogique monophonique 44 touches conçu par Bob Moog et Bill Hemsath en 1970. Arturia l’a émulé dans les moindres subtilités sonores en partenariat avec Bob Moog et en profite au passage pour le rendre polyphonique, et ça c’est vraiment cool.

Comme beaucoup de claviers reproduits par la suite Arturia V collection, le Minimoog est un clavier de légende. Il produit des basses puissantes et grasse et profondes, et des sons lead musclés. Personnellement j’adore, ce synthé a inspiré toute une génération d’autres synthétiseurs, et toute une génération d’artistes de talent.

Le synthétiseur est réputé entres autres pour son interface de contrôle (que je trouve très claire) novatrice qui deviendra un standard, et bien sur pour le son de caractère et chaud qu’il délivre. Il est basé sur de la synthèse soustractive, ses 3 oscillateurs fournissent des sons très riches en harmoniques. Le troisième oscillateur (VCO) peut basculer en LFO pour moduler les deux premiers VCO ou le filtre.

Voici quelques artistes qui ont fait la réputation de l’instrument : Pink Floyd, Dr Dre, Daft Punk, Ange, Yes, Jean-Michel Jarre, Sun Ra, Toto, Vangelis… Et bien d’autres

Behringer a réalisé un superbe clone analogique du Minimoog à prix défiant toute concurrence le Behringer Poly D.


Arturia ARP2600 V : ARP 2600 (1971)

Arturia V Collection : ARP 2600
Arturia V Collection : ARP 2600

L’ARP 2600 est un clavier de 49 touches monophonique semi-modulaire de 1971. Il est équipé de 3 oscillateurs VCO, un VCA avec enveloppe AD ou ADSR ainsi qu’une reverb à ressort intégrée.

Il peut produire de grosses lignes de basse, des sons lead puissant et de belles nappes qui sont toujours d’actualité pour la musique électro ou autres.

Le clavier a été joué par énormément d’artistes dont voici quelques-uns : Stevie Wonder, Jean-Michel Jarre, David Bowie, The Chemical Brother, Depeche Mode, Joy Division, Muse, Nine Inch Nails, Cat Stevens, U2, Franck Zappa…

Si tu préfères les instruments hardwares deux reproductions sont construites aujourd’hui avec le KORG ARP 2600M et le Behringer 2600 qui le produit à petit prix mais avec une reverb numérique.


Arturia Synthi V : EMS Synthi AKS (1971)

Arturia V Collection : EMS Synthi AKS

L’EMS Synthi AKS est un synthé analogique monophonique (rendu polyphonique par Arturia) modulaire portable (dans une valise) contrôlé par un clavier à membrane sortie en 1971. Il est équipé d’une matrice de patch à broche assez unique en son genre. Son format portable et son patchbay matriciel font de ce clavier un synthétiseur qui appelle à la créativité. Il est doté de trois oscillateurs (VCO), un générateur de bruit, un séquenceur, LFO, enveloppe, ring modulator et une reverb.

Le Synthi AKS est petit mais puissant, une machine qui sonne superbement bien et qui invite à l’expérimentation en tous genres, pas étonnant que Richard Wright (Pink Floyd) l’ai utilisé !

Il a été joué par Brian Eno en collaboration avec Robert Fripp (King Crimson) et Phil Manzanera (Roxy Music), ainsi que par Jean-Michel Jarre, et pars Pink Floyd avec le fameux riff de On the Run et dans Any Colour You Like.


Arturia Buchla Easel V : Buchla Music Easel (1973)

Arturia V Collection : Buchla Music Easel

Le Buchla Music Easel a défini le son West Cost des années 1970.

En 1963 Don Buchla est un des pionniers et 1963 de la synthèse avec Bob Moog, deux visions différentes mais incroyables et visionnaires. Moog pour la côte Est et Buchla pour la côte Ouest.

Le Buchla Music Easel est un clavier semi-modulaire transportable dans une mallette qui permet l’expérimentation. Le clavier n’est pas constitué de touches, mais de plaques qui modulent la tension en fonction du nombre de doigts posés et de leur position.

Le Music Easel embarque un séquenceur, deux oscillateurs et un générateur d’enveloppe ASR. Il est aussi équipé de Vactrol (LED + Photorésistance) qui permet de créer des sons de percussions très organiques.

Buchla aimait sortir des cadres, ce clavier produit des sons expérimentaux vraiment incroyables avec un caractère, une patte sonore hors du commun et intemporelle, j’adore.


Arturia SEM V : Oberheim SEM (1974)

Arturia V Collection : Oberheim SEM

L’Oberheim SEM (Synthesizer Expansion Module) conçu par Tom Oberheim à l’aide de Dave Rossum de E-mu Systems en 1974, n’était pas destiné à être un synthétiseur à part entière. C’était un module pour synthé modulaire, il était destiné à améliorer les possibilités sonores des produits ARP et Moog entre autres. Son filtre multimode au fonctionnement unique lui a donné un son qu’aucun autre n’avait. Plus tard au vu du succès et du son unique. Oberheim crée des synthés polyphoniques en couplant un clavier numérique avec des combinaisons de SEM tel que la série Oberheim OB ou Oberheim Matrix.

Le SEM est composé de 2 VCO produisant des formes d’onde d’impulsion en dents de scie et à largeur variable auxquelles Arturia a ajouté un sub oscillator pour plus de polyvalence. Il est aussi équipé de deux générateurs d’enveloppe et un oscillateur basse fréquence (LFO). Le filtre multimode 12 dB / octave est l’un des modules les plus remarquables du SEM. Il a contribué à définir l’identité sonore d’Oberheim, car il a façonné une gamme variée de sons qu’il était presque impossible d’obtenir sur d’autres synthétiseurs.

Je trouve le son du SEM V fantastique, j’aime vraiment son grain, sont caractère exceptionnel et son côté très organique.

Pour les fans de synthétiseurs analogiques deux géants Tom Oberheim et Dave Smith (Sequential) ont collaboré pour créer un clavier polyphonique six voix sur la base du SEM le Sequential OB-6, une formidable machine.


Arturia Solina V : Solina Arp string Ensemble / Eminent Solina String Ensemble (1974)

Arturia V Collection : Solina Arp string Ensemble / Eminent Solina String

Le Solina est un synthétiseur paraphonique (à la différence d’un polyphonique les différentes notes jouées en même temps partagent le même filtre et la même enveloppe) 1974 à reproduction d’orchestres et de cordes. Le Solina est distribué sous deux marques Arp (Arp string ensemble) et Eminent (Solina string ensemble).

Le Solina est la partie cordes de l’orgue Eminent 301 sortis en 1972 qui en raison de son succès Eminent a décidé d’en séparer une section pour en faire un clavier autonome.

Il reproduit des sons de violon alto, de violon, de violoncelle, de contrebasse, mais aussi de trompette et de cor. Avec ce chorus très caractéristique du modèle.

Comme à chaque fois Arturia à ajouté sa petite touche personnelle en complétant le synthétiseur avec des sons du Vox Humana et section du résonateur inspiré du Polysynth de Bob Moog de 1978. Le mode paraphonique ou polyphonique, un arpegiateur sur la section de basse, aftertouch, double phaser et reverb à convolution. On peut dire qu’ils ne font pas les choses à moitié.

Le Solina apparaît notamment sur Shine On You Crazy Diamond de Pink Floyd, sur Someone Saved My Life Tonight d’Elton John ou Fool to Cry des Rolling Stones.


Arturia CS-80 V : Yamaha CS-80 (1976)

Arturia V Collection : Yamaha CS-80
Arturia V Collection : Yamaha CS-80

Le Yamaha CS-80 est un synthétiseur analogique polyphonique 8 voix 61 touches de 1976. La BO de Blade Runner composé par Vangelis a immortalisé le CS-80. Du haut de ses 83 Kg, il est réputé comme l’un des synthés les plus lourd, avec une taille vraiment imposante et un prix en conséquence.

Le CS-8O possède l’aftertouch note par note ce qui était rare à l’époque, il produit un son très dense et riche. Si tu aimes les sons de PAD expressif, plein et très cinématique, c’est le clavier qu’il te faut. Quand on entend ce synthétiseur on a immédiatement l’impression de se retrouver devant un film.

Voici quelques artistes ayant contribué à la légende du Yamaha CS-80 : Toto, David Bowie, Jean-Michel Jarre, Kate Bush, Klaus Schulze, Coldplay, Stevie Wonder, Daft Punk, Vangelis, Roger Hodgson, Peter Gabriel, Michael Jackson, Keane, Paul McCartney, Giorgio Moroder, Phoenix


Arturia Vocoder V : Moog Vocoder (1978)

Arturia V Collection : Moog Vocoder

Le Moog Vocoder Bode 7702 est un vocoder 16 bandes conçu par Robert Moog et  Harold Bode en 1978. Il permet de faire morphing vocal de synthétiser la voix pour donner un effet robotique entendu sur les titres du précurseur Italien Giorgio Mordorer (E=mc2) ou du duo Français les Daft Punk.

Le Moog Vocoder est doté de 16 bandes de fréquences de 50 Hz à 5080 Hz pouvant être patchées dans une baie de brassage. Grâce au patchbay l’instrument devient plus créatif la bande du modulateur peut contrôler une autre fréquence pour le porteur. Le module nécessitait un synthétiseur externe Arturia l’inclut dans l’instrument virtuel avec deux oscillateurs et une enveloppe.

Arturia a apporté sa touche et modernise l’appareil avec le :

  • Pitch Tracking qui permet de visualiser les notes vocales, les quantifier, égaliser ou compresser.
  • L’ajout d’un échantillonneur capable de jouer 12 samples (12 notes soit 1 octave) en mode clavier ou boucle. Il n’est donc pas forcément nécessaire de chanter.
  • Une section modulation complète avec enveloppe et LFO.
  • Et une section d’effet complète : flanger, réverbération, écho à bande, distorsion et panoramique stéréo

Arturia Vocoder V est un vrai beau vocodeur hyper créatif et complet.

Pour les mordus d’analogique aujourd’hui Moog a ressorti la machine hardware le Moog Vocoder.


Arturia Prophet V : Sequential Prophet 5 (1978) et Prophet VS (1986)

Arturia V Collection : Sequential Prophet 5 et Prophet VS

Arturia emule ici deux synthétiseurs conçus par Dave Smith, le Sequential Prophet 5 analogique polyphonique 5 voix sortie en 1978, et la version numérique Sequential Prophet VS sorti en 1986.

Voici un article qui parle du Sequential Prophet 5 en détail.

Le Prophet VS est un synthétiseur polyphonique numérique 8 voix. Il fonctionne avec une table d’onde ou des oscillateurs vectoriels. Il y a 96 formes d’ondes disponibles, 2 LFO, 1 filtre, 3 enveloppe et jusqu’à 4 oscillateurs simultanés à mixer avec un joystick. Le Prophet VS donne un son christalin et clair.

Si tu désires produire des sonorités inédites Arturia a eu la bonne idée créer le Prophet Hybride. Un mélange de Prophet 5 et Prophète VS, un mélange de sonorités analogique et numérique. L’opportunité d’avoir un synthé au son inattendu, c’est un joli bonus !

Si tu aimes les « vrais » claviers analogiques Sequential a réédité le Prophet 5, c’est cher mais la qualité a un prix, c’est une superbe machine.


Arturia OB-Xa V : Oberheim OB-Xa (1980)

Arturia V Collection : Oberheim OB-Xa

L’Oberheim OB-Xa est un synthétiseur analogique polyphonique 61 touches sortie en 1980. Il est doté de deux oscillateurs VCO (dente de scie et rectangulaire), deux LFO et deux enveloppes ADSR et un filtre de 12 ou 24 dB par Octave. Il était le concurrent direct du Sequential Prophet 5.

L’OB-Xa c’est le son du tube planétaire « Jump » de Van Halen. Il délivre un son puissant, agressif, gras, enveloppant, du vrai gros son analogique.

L’OB-Xa est le successeur de l’OB-X avec le passage d’un circuit discret à des puces de circuits intégrés Curtis pour améliorer la stabilité de la machine. Avec son filtre variable SEM discret 12dB/oct l’OB-X avait un son plus crémeux, mais l’OB-Xa offrait deux modes de filtre commutables 12 dB/oct et 24 dB/oct et un son plus agressif. Cette signature sonore punchy a fait la réputation de l’OB-Xa dans les années 1980.

Arturia a apporté son gros lot de fonctions supplémentaire :

  • Polyphonie de l’instrument doublé passant de 8 à 16 voix.
  • Ajout de formes d’ondes supplémentaires pour le LFO et la possibilité de l’utiliser en stéréo,
  • X-MOD sur les oscillateurs permettant de moduler la fréquence de l’oscillateur 1 avec le signal audio de l’oscillateur 2.
  • Ajout d’un arpégiateur.
  • Possibilité de mixer les deux oscillateurs et le générateur de bruit dans la section du filtre.
  • Ainsi que l’adjonction d’une multitude d’effets intégrés : delay, chorus, reverb, phaser, flanger, compresseur, overdrive, filtre multimode et bitcrusher

Quelques grands artistes ayant joué sur l’OB-Xa : Prince, Queen, Bon Jovi, Billy Idol, The Police, Vangelis et Gary Numam, Flume, Chrome Sparks, Calvin Harris, Depeche Mode, Daniel Balavoine, Jean-Michel Jarre, Simple Minds


Arturia Jup-8 V : Roland Jupiter 8 (1981)

Arturia V Collection : Roland Jupiter 8

Le Roland Jupiter 8 est un synthé polyphonique analogique 8 voix de 61 touches de 1981. Il est d’une extrême polyvalence et produit des sons toujours incroyables. Il est considéré comme l’un des meilleurs synthétiseurs jamais construits.

Il possède des filtres ultras efficaces, 2 VCO par voix soit 16 oscillateurs au total. Il est taillé pour la scène avec son microprocesseur gardant en mémoire 64 sons et mémoires de scène. C’était un clavier moderne pour l’époque, un pionnier solide, fiable et toujours d’actualité ! Un synthé qui sait faire beaucoup avec un son d’enfer. Un grand classique.

Le Jupiter 8, c’est le son de Thriller de Michael Jackson voici d’autres artistes qui ont utilisé le clavier de Roland : Depeche Mode, Talk Talk sur Such a Same, Jean-Michel Jarre, No Doubt, The Prodigy, David Bowie, Moby, Queen, Indochine sur l’Aventurier, Tears for Fears sur Mad World


Arturia Jun-6 V : Roland Juno-6 (1982)

Arturia V Collection : Roland Juno-106

Le Roland Juno-6 est un synthétiseur analogique polyphonique 61 touches 6 voix sorti en 1982.

Le Juno c’est du gros son analogique gras, épais et punchy. Avec une interface intuitive ultra facile à utiliser. Il permet d’avoir le son voulu très rapidement. Un synthé super accessible qui sonne d’enfer.

Le clavier était destiné à un public plus large, il était plus petit que le Jupiter 8, plus simple et c’était surtout le premier synthétiseur polyphonique vendu à moins de 2000 $, sans concessions sur le son.

Le Juno-6 est doté :

  • D’un arpégiateur simple et efficace.
  • De filtres VCF passe bas résonnant ultra musical qui fait la réputation de l’appareil, et d’un filtre HPF passe haut. La combinaison des deux filtres permet d’avoir un effet passe-bande.
  • Du double chorus BBD emblématique indissociable du Juno qui fait aussi sa réputation.
  • D’un Oscillateur DCO (à contrôle numérique), pulsation, en dent de scie ou carré, équipé d’un Sub Oscillateur et d’un générateur de bruit
  • Un LFO
  • Une enveloppe ADSR
  • Un VCA

Arturia ajoute encore son lot de nouveauté sur le Jun-6V :

  • La possibilité d’assigner le l’Aftertouch et la molette Mod Wheel.
  • Un deuxième LFO
  • Un deuxième enveloppe ADSR
  • Un delay
  • Une réverbération
  • Un mode accord

Arturia Matrix-12 V : Oberheim Matrix-12 (1985)

Arturia V Collection : Oberheim Matrix-12

Sortie en 1985 l’Oberheim Matrix-12 est un synthétiseur polyphonique 12 voies, il a été le premier synthé analogique programmable. Il est tout de suite devenu un classique. Restant de la tradition du son analogique (avec contrôle numérique) et se démarquant de l’arrivée des synthétiseurs tout numérique avec le Yamaha DX7, ou des synthés à bas prix et dépouillés comme le Juno 106 et le Korg Polysix.

Son filtre à 15 modes lui donne une palette sonore qui n’avait jamais été réalisé auparavant. IL est doté de deux VCO, 5 LFO et 5 enveloppes. Ce synthé est un monstre avec un superbe grain très organique ! Grâce à la modulation matricielle « Matrix Modulation » numérique ce synthétiseur a des possibilités infinies, mais en fait un synthé assez difficile à appréhender pour un débutant..

Une légende qui embarque le meilleur des 2 mondes, analogique et numérique, un superbe outil pour qui sait s’en servir.


Les Synthétiseurs Numériques

Arturia CMI V : Fairlight CMI (1979)

Arturia V Collection : Fairlight CMI

Le Fairlight CMI (Computer Musical Instrument) fabriqué en 1979 est le premier système d’échantillonnage numérique disponible dans le commerce de l’instrument de musique.

Avec ce synthé c’est un retour direct dans les années 80. Il est très typique, pour ma part j’aime un peu moins que la synthèse analogique, je trouve le son moins intemporel. Néanmoins, si tu souhaites donner cette touche de hit de l’époque c’est l’instrument qu’il te faut, il a sa patte sonore qui lui est propre, son caractère et a marqué l’histoire de la musique

Le Fairlight est conçu par deux Australiens Peter Vogel et Kim Ryrie. Vogel a eu l’idée de numériser un son de piano diffusé sur un tourne-disque via un convertisseur analogique numérique. Il a pu enregistrer moins d’une seconde sur la mémoire numérique. Le sample pouvait ensuite être joué sur le clavier, et produire de nouveaux timbres. La synthèse numérique est née avec un échantillonneur 8 bits en 16 kHz et un mémoire alloué à chaque sample de 4 ko.

Il ouvrait de nouveaux horizons sonores avec la synthèse additive numérique et la possibilité de dessiner une enveloppe pour chacune des 64 harmoniques sur un écran à l’aide d’un crayon, il affichait également les transformées de Fourier en 3D. Peter Gabriel a été immédiatement séduit par le clavier et a cofondé une société pour distribuer Fairlight.

Les premières machines coutaient très cher, 25000 USD sur la première version la réponse en fréquence ne dépassait pas les 10 kHz, même moins pour utiliser des échantillons de plus d’une seconde. La série 2 encore plus chère permettait une polyphonie plus facile et une réponse en fréquence de 16 kHz.

On peut entendre le Fairlight CMI sur Running Up That Hill de Kate Bush, Rockit de Herbie Hancock. Shakuhachi, Sledgehammer de Peter Gabriel, Owner of a Lonely Heart de Yes vocale Shout et Everybody Wants to Rule the World de Tears for Fears, Relax de Frankie Goes to Hollywood, le thème de James Bond :View to a Kill de Duran Duran


Arturia Synclavier V : New England Digital Synclavier (1979)

Arturia V Collection : New England Digital Synclavier

Le New England Digital Synclavier sortie en 1979 est u synthétiseur polyphonique multitimbral basé sur un mélange de synthèse additive et de modulation de fréquence (FM). Il était le premier synthétiseur numérique commercialisé, il était alors accompagné de son propre ordinateur ABLE. Arturia a recréé ce synthé avec le programmeur original Cameron Jones.

L’instrument offre une grande palette sonore, riche, qui fait très cinématique. Il n’y a rien d’analogique dans ce clavier, pas d’échantillon. Même si avec certains réglages il peut se rapprocher du son analogique, Il a le son très caractéristique du numérique, il va du son intergalactique, au pad d’ambiance qui nous invite au voyage.

Son système permet de contrôler 24 harmoniques, de mélanger 4 timbres d’origine mais augmenté à 12 par Arturia. Le moteur Time Slice permet de faire évoluer le son en fonction du temps.

Quelques musiciens ayant utilisé le Synclavier : Michael Jackson (Thriller), Sting (The Dream of the Blue Turtles), George Michael (Faith), Kate Bush, The Cure, Depeche Mode, Dire Straits, Genesis, Frank Zappa, John McLaughlin, Pink Floyd, Vangelis, Stevie Wonder, Yes


Arturia DX7 V : Yamaha DX7 (1983)

Arturia V Collection : Yamaha DX7

Le Yamaha DX7 est un synthé numérique FM polyphonique monotimbral 16 voix sortie en 1983. La synthèse par modulation de fréquence (FM) développée par Dr John Chowning fonctionne en modulant une forme d’onde avec une autre pour produire des profils harmoniques beaucoup plus complexes que dans le domaine analogique. Les profils sonores sont très étendus allant de l’organique, à l’acoustique, du synthétique, au mécanique… Piano électrique, guitare acoustique, électrique, basse, marimba, synthé, batterie, cloche, percussion métallique les reproductions sont nombreuses.

Le DX7 a eux un énorme succès son prix était tout à fait abordable, le son tranchait avec les synthétiseurs analogiques. Le son est clair, précis et la machine est robuste, Yamaha en a vendu plus de 200 000.

Arturia a simplifié l’interface du synthétiseur pour la rendre plus intuitive, plus facile à utiliser et à comprendre.


Arturia Emulator II V : E-mu Emulator II (1984)

Arturia V Collection : E-mu Emulator II

E-mu Emulator est un synthétiseur échantillonneur 8 bit conçu par Dave Rossum et Scott Wedge et sortie sur le marché en 1984. Il avait une mémoire de 512 Ko à 1 Mo et une fréquence d’échantillonnage de 27.7 kHz.

Pour les amateurs de grain Lo-Fi et de cette touche numérique d’époque suivie d’un beau filtre analogique, c’est le synthé idéal. Il est doté d’une section Master Control, d’un LFO, d’un VCA (ADSR), d’un arpégiateur, d’une section effet, d’un filtre et de deux molettes d’expressions.

Arturia Emulator II V est fourni avec une banque de samples d’époque, mais permet aussi d’importer ses propres échantillons et de leur appliquer la couleur sonore de l’instrument. Il est d’ailleurs possible de choisir entre DAC (Digital Analog Converter), « vintage » LoFi ou « moderne » transparent.

C’est un clavier multitimbral qui permet de jouer 8 échantillons en même temps. Chaque échantillon est assignable à une zone du clavier et polyphonique, avec son propre filtre, VCA et LFO.

Il est possible de d’ajuster le comportement de chacune de vos 8 voix, y compris la transposition, la boucle d’échantillons, le sens de lecture, le délai de déclenchement, et bien plus encore. Il est aussi possible d’appliquer un effet par voix.

Cette machine était populaire dans les années 1980 avec son utilisation par des groupes comme Pet Shop Boys ou Depeche Mode.


Arturia CZ V : Casio CZ (1984)

Arturia V Collection : Casio CZ

Le CZ modélise les claviers Casio CZ-101 et CZ-1000 qui sont des synthétiseurs polyphoniques numériques du milieu des années 1980 basés sur la synthèse à distorsion de phase (PD). La nouvelle forme de synthèse développée par des pionniers de la musique électronique Isao Tomita et Yukihiro Takahashi a été breveté par Casio en 1982. Le synthé affichait un prix très abordable moins de 500 USD, qui lui a permis d’être adopté par des groupes plus underground et des musiciens amateurs.

Sortie en 1984 le CZ-101 doté de ses 49 petites touches s’est positionné comme le concurrent direct du Yamaha DX7 avec un prix nettement moins cher et une programmation plus facile. Il avait 8 formes d’ondes au total et doté d’une distorsion de phase (PD) qui simule un peu un filtre analogique. La distorsion de phase permet de couvrir des sons s’étalant sur une partie du spectre de la modulation de phase (FM) et de l’analogique.

Le CZ-1000 a suivi avec le même moteur audio mais des touches de taille normale.

Une jolie petite machine que je préfère au DX7, peut-être parce qu’il se rapproche plus du son analogique qui me parle plus.


Les Pianos, Pianos électrique et Orgues

Arturia Piano V : Piano Droit et Grand Piano (1698 le premier piano)

Arturia V Collection : Pianos Droits et Grands Pianos

La banque d’instrument Arturia V Collection inclut aussi des sons de piano, et ça c’est vraiment chouette. Pas moins de 9 pianos acoustiques ont été émulés par Arturia, piano droit et piano à queue, avec le choix de pouvoir le faire jouer dans des espaces acoustiques différents, de changer la position des microphones, de jouer capot fermé ou ouvert, de régler le niveau de bruit des mécaniques pour un effet plus réaliste. De superbes pianos, hyper naturel avec beaucoup de possibilités de réglages.


Arturia B-3 V : Hammond B3 (1955)

Arturia V Collection : Orgue Hammond B3

Le Hammond B3 est un orgue électromécanique à roue phonique imposant et lourd près de 200 Kg, conçu par Laurent Hammond en 1955. Le principe de la roue phonique a été induit sur le Telharmonium en 1897. Il était inspiré de l’orgue traditionnel d’église à tuyaux, initialement prévu pour équiper les églises qui n’avaient ni la place ni les moyens financiers pour accueillir de grands orgues.

L’orgue Hammond est quasi indissociable de la cabine Leslie, qui est un haut-parleur rotatif entrainé par moteur et amplifié par un ampli à lampe. En 1937 après l’acquisition d’un Hammond, Donald Leslie eut l’idée de lui adjoindre ce haut-parleur rotatif pour lui donner ce trémolo cet aspect planant qu’il pouvait y avoir dans les grands orgues à tuyaux.

La cabine Leslie a donné l’opportunité aux orgues Hammond de se populariser dans les églises afro-américaines, et de commencer à jouer du gospel et du blues. C’est ensuite Jimmy Smith à la fin des années 1950 qui introduira le B3 dans le Jazz. Depuis l’instrument est toujours dans le Gospel, le Blues, le Rock, le Jazz, la Soule, Ragea, RnB…

L’orgue Hammond est donc un instrument électromécanique avec amplificateur à lampes, c’est le son chaud par excellence, la belle saturation, des harmoniques, c’est très vivant. Grâce à sa conception, il a la particularité de pouvoir obtenir un son de jeu très percussif, très dynamique avec ce son si caractéristique du clic de ses touches. Un orgue oui, mais quel orgue, une référence mondiale qui va rester dans l’histoire de la musique.

Arturia à ajouté en plus de la cabine Leslie un ampli Fender Twin Reverb, des pédales d’effets de wah wah, flanger, compresseur, chorus et delay analogique. Des réverbérations à convolutions et la simulation de différents espaces acoustiques.

D’innombrables artistes ont joué sur l’orgue Hammond B3 dont : Ray Charles, Pink Floyd (Richard Wright), the Doors (Ray Manzarek), Aretha Franklin, The Beatles (Paul McCartney), Stevie Wonder, Bob Marley & The Wailers, Vangelis et bien d’autres

Aujourd’hui Hammond fabrique des orgues numériques dont Hammond XK-5 qui est considéré comme le plus proche du son original du B3.


Arturia VOX Continental V : Vox Continental (1962)

Arturia V Collection : Vox Continental

Le Vox Continental est un orgue à transistors germanium créé par Jennings Musical Instrument (JMI) en 1962. Il a été conçu pour les tournées de musiciens comme alternative à l’orgue Hammond qui était encombrant et très lourd.

Il est caractérisé par ses touches aux couleurs inversées, et tout comme le Hammond équipé de tirettes de volume d’harmoniques. Dans sa version Arturia émule le Vox continental 300 et le très rare Vox Tom Jennings J70 pour avoir deux instruments en un. Le son de l’orgue provient de douze oscillateurs, un pour chaque note. Le signal de chacun d’eux est introduit dans un circuit diviseur de fréquence qui permet de réduire de moitié la fréquence, afin de produire le son une octave plus bas.

Le Vox J70 était doté en plus du Continental d’un Trémolo, d’une réverbération à ressort, d’une section percussion plus complète et de quelques réglages de Tone.

Le son du Vox Continental évoque tout de suite à mes oreilles le son des Doors, avec la partie de clavier mythique de Light My Fire. Il est parfaitement adapté à l’indie Rock il se mélange très bien aux guitares saturées.

Arturia inclut 4 ampli de guitare le Fender Deluxe Reverb Blackface, le Fender Twin Reverb Blackface, le Fender Bassman, le Marshall Plexi, une cabine Leslie et quelques pédales d’effet.

Quelques groupes ayant joué sur le Vox Continental : Les Doors, les Beatles, The Animals (House of the Rising Sun), Arctic Monkeys

Vox refabrique le Continental aujourd’hui en clavier numérique.


Arturia Mellotron V : Mellotron (1963)

Arturia V Collection : Mellotron

Le Mellotron est un instrument assez incroyable sorti en 1963, c’est un clavier polyphonique permettant de jouer des samples (échantillons) préalablement enregistrés sur bandes magnétiques. C’est un instrument inspiré de son prédécesseur le Chamberlin conçu par Harry Chamberlin en 1948, repris et amélioré par la société Bradmatic Ltd pour en faire le Mellotron (MELOdy et elecTRONics avec un L en plus).

Chaque appui sur une touche entraine une bande magnétique contre une tête de lecture. Chaque bande a une durée d’environ 8s. Le clavier est donc équipé d’un système bande magnétique plus tête de lecture par touche. Les échantillons enregistrés sur les bandes sont des samples d’instruments réels, cordes, cuivres, bois, chœurs et bien plus encore. Chaque bande disposait de trois pistes et contenait trois instruments distincts, le bouton du panneau avant permettait de sélectionner le son souhaité en déplaçant la tête de lecture.

Mellotron : Principe de Fonctionnement
Mellotron : Principe de Fonctionnement

Ce qui est géniale avec la version d’Arturia V Collection c’est qu’elle permet de charger ses propres samples dans l’échantillonneur de l’instrument et ainsi les jouer et laisser le clavier lui donner cette empreinte sonore si caractéristique du Mellotron.

Il est aussi possible de régler le niveau de bruit des mécaniques, du bruit électronique, du niveau de saturation, du niveau de flutter, de la vélocité. Arturia ajouté également une enveloppe de dynamique à l’instrument ainsi que la possibilité d’avoir le flutter en aftertouch, et la possibilité de pouvoir jouer les trois sons simultanément, à l’unité ou de mixer deux sons, et de ne pas se limiter à 8s de sample. Avec la modélisation numérique les facultés de l’instrument, la souplesse d’utilisation et le workflow sont grandement améliorés.

Quelques grands noms de la musique ayant joué sur le Mellotron : « Strawberry Fields » des Beatles, The Moody Blues’ “Nights in White Satin”, David BowieSpace Oddity”, King CrimsonIn the Court of the Crimson King”, GenesisWatcher of the Skies”, YesAnd You and I”, Led Zeppelin, « Stairway to Heaven« , Ange, Jean-Michel Jarre, Daniel Balavoine, Talk Talk, Lynyrd Skynyrd, Aerosmith, Black Sabbath, ABBA, Deep Purple, Pink Floyd, Bee Gees, The Rolling Stones, The Beach Boys, Elton John… Et plus récemment sur Oasis, Radiohead, Kasabian, Archive, Muse, Lenny Kravitz, Red Hot Chili Peppers, Marilyn Manson, Smashing Pumpkins, Pearl Jam, Johnny Cash, The Strokes, Air, Justice

Aujourd’hui le Mellotron est refabriqué en clavier numérique


Arturia Farfisa V : Farfisa Compact Deluxe et Duo combo (1964 – 1969)

Arturia V Collection : Orgue Farfisa
Arturia V Collection : Orgue Farfisa

Le Farfisa V émule deux orgues de la firme Italienne Farfisa Compact Deluxe et Duo Combo sortis dans le milieu des années 60. La société s’appelait officiellement Fabbriche Riunite Fisarmoniche Italiane SpA (Usines d’accordéon italiennes unies), elle fabrique maintenant des interphones. Suite à l’introduction de l’orgue combo Vox Continental en 1962, Farfisa décida de construire rapidement un instrument concurent.

Le circuit de la gamme compact comportait des transistors au germanium ainsi qu’une partie à tube pour le circuit de réverbération à ressort. Il pouvait se replier et refermer pour en faire une mallette de transport, 31 Kg tout de même.

Arturia V Collection : Farfisa
Arturia V Collection : Farfisa

L’orgue est l’ancêtre du synthétiseur, il utilise un oscillateur par note en dent de scie ou rectangulaire oscillant à la fréquence de la note voulue. Il est suivi par des filtres soustractifs (condensateur) permettant d’adoucir les harmoniques, et des filtres additifs (self + condensateurs) permettant d’enrichir l’harmonique et ainsi changer le timbre de l’instrument.

Le son obtenu est assez rudimentaire, ou peut paraître kitch, mais très organique avec ses vieux transistors au germanium, très vivant et vraiment beau quand il est bien utilisé. Il Excel dans le rock vintage, psychédélique, le reggae…

Le Farfisa est équipé d’une section basse permettant de descendre la tonalité de la main gauche. Une section vibrato, trémolo. Et une section aigu, composé de languettes à bascule pour jouer sur les timbres de l’instrument censé émuler des instruments tels que des cordes, des cuivres, des flûtes… Même si on en est assez loin.

Arturia a encore ajouté plein de bonus à l’instrument avec un contrôle plus poussé des basses, la possibilité de modeler les formes d’onde, une enveloppe personnalisée. Le choix parmi 20 reverbs vintages incluant la reverb à ressort Farfisa, l’ajout de pédale d’effets : Distortion, Analog Delay, Flanger, Phaser et Chorus. Et enfin un ampli basé sur le Fender Twin Reverb. Rien que ça !

Le Farfisa a été joué par Percy Sledge (When a Man Loves a Woman), Led Zeppelin (Dancing Days), Elton John (Crocodile Rock) et Pink Floyd (Time). Et plus tard par Green Day, REM, Jean Michel Jarre, Talking Heads, Tangerine Dream, B-52s, Blondie


Arturia Clavinet V : Clavinet (1971)

Arturia V Collection : Clavinet

Le Clavinet est un clavicorde amplifié électriquement. Arturia émule le Clavinet D6 sortie en 1971. Il était doté de 60 touches, de deux microphones, ainsi qu’un curseur de commande de sourdine mécanique variable. Comme sur un piano l’action des touches vient faire taper un marteau mécaniquement sur des cordes tendues. La vibration ainsi créée est reprise par deux capteurs électromagnétiques (les micros).

Le son est percutant, claquant, il se situe quelque part entre le clavecin, la guitare électrique et la basse électrique, il nécessite donc un amplificateur de clavier externe (similaire à un ampli de guitare). C’est le clavier parfait pour la musique Funk. Le son mythique de Superstition de Stevie Wonder.

Quelque musiciens ayant joué sur le Clavinet : Stevie Wonder, Pink Floyd, Kool & the Gang, Rolling Stones, Bob Marley and the Wailers, Serge Gainsbourg, Led Zeppelin, Red Hot Chili Peppers, Thomas Fersen, Ben Harper, Jeff Beck, Van der Graaf Generator, Sun Ra


Arturia Wurli V : Wurlitzer 200A (1972)

Arturia V Collection : Wurlitzer 200A

Le Wurlitzer 200A est un piano électrique 64 touches révision du Wurlitzer 200 sortie 8 ans auparavant en 1964. J’ai détaillé le fonctionnement du Wurlitzer 200, il diffère un peu du Fender Rhodes.

Le son du Wurlitzer pouvait aller du son doux, crémeux à très dur et tranchant, ce dernier l’a rendu populaire dans la musique Rock car il lui permettait de transpercer facilement le mixage. Par rapport au Rhodes le son est un peu plus brillant et un peu plus dynamique qui fait de lui un clavier apprécié également pour le funk.

Sur le Wurli V Arturia a ajouté 11 pédales d’effets, 4 amplis de guitare au choix le Fender Deluxe Reverb Blackface, le Fender Twin Reverb Blackface, le Fender Bassman, le Marshall Plexi, ainsi qu’une cabine à haut-parleur rotatif Leslie. Il est également possible de régler le niveau de bruit des marteaux, de la pédale de sustain, et de relâchement des touches, ainsi que la plage dynamique, l’axe du micro, la position de l’étouffoir… Autant dire qu’il offre une très large palette sonore.

Quelques grands artistes ayant joué sur le Wurlitzer : Supertramp (The Logical Song), Ray Charles (What’d I Say), les Rolling Stones (Miss You), les Beatles (I am the Walrus), Marvin Gaye (I Heard It Through The Grapevine).


Arturia Stage-73 V : Fender Rhodes (1973)

Arturia V Collection : Fender Rhodes

Le Stage 73 émule le grand classique Fender Rhodes. Le Rhodes est un piano électrique, l’idée de Harold Rhodes était de rendre le piano portable, de réduire son poids et son encombrement. Après plusieurs coups d’essais, il rencontra Léo Fender (célèbre pour ses guitares et ses amplis de guitare). L’association d’idées et de financement de Harold Rhodes et Léo Fender (deux grands génies) leur permettront de créer le célèbre Fender Rhodes dans les années 70.

Le fonctionnement est un peu similaire à un piano, cependant l’action des touches actionne un marteau qui vient percuter une tige métallique montée sur une lame métallique (masse stabilisatrice). La vibration ainsi produite sur la tige est récupéré par un micro électro magnétique (comme sur une guitare électrique) et génère un micro courant qui devra être amplifié par un ampli de guitare. Chaque note, chaque touche est donc équipée d’une tige, d’une lamelle et d’un micro. Tout comme le piano le Rhodes est équipé d’un étouffoir et d’une pédale de sustain permettant de faire résonner les notes ou non.

Le piano ne se branche pas au réseau électrique 240V l’électronique est passive, mais nécessite une amplification externe, à l’image d’une guitare électrique. Il en sort un son entre le piano, la guitare électrique et la basse électrique, mais avec un son métallique plus soft, plus doux et moins percutant que le Clavinet. Et couplé au trémolo le son est somptueux.

Pour plus de possibilité et de différence de timbre Arturia fournit l’instrument en 2 versions : scène ou valise, et le modèle scène peut encore basculer entre mode 73 ou 74. Dans le modèle 74 le bouton tone a été remplacé par un bouton basse boost qui n’affectait alors que les basses. Le modèle valise comprenait lui un EQ deux bandes, basse et aigu et un contrôle de vibrato qui est un trémolo stéréo. Arturia a également ajouté 12 pédales d’effets et la possibilité de l’amplifier avec un ampli de guitare Fender Twin Reverb, ou une cabine Leslie.

Quelque artistes ayant joué sur le Rhodes : Miles Davis, The Doors, Bill Evans, Frank Zappa, Paul Simon, Stevie Wonder, Billy Joel, Eddy Mitchell, Jamiroquai, Radiohead, Hocus Pocus


Arturia Analog Lab V

Arturia V Collection : Analog Lab

Et en plus de tout ça Arturia ajoute à la V Collection l’outil hyper créatif Analog Lab qui est un condensé des 28 claviers précédemment détaillés auquel le synthé Arturia Pigment a été ajouté.

Il offre un bon paquet de préréglages, des filtres de navigation bien fait pour sélectionner le son désiré. La possibilité de chainer deux synthés ou de les positionner sur main gauche, main droite. Analog Lab V inclut également 12 pédales d’effets dont il est possible d’en ajouter 4 simultanément par session.

Analog Lab V est ultra complet et facile à utiliser pour qui ne veut pas aller chercher dans les 28 claviers de la Arturia V Collection. C’est un instrument qui se suffit à lui-même et qui couvrira la plupart des besoins des producteurs et compositeur. Que ce soit des beatmaker, compositeur de musique électro, claviériste, compositeur de musique de film, il sait tout faire.

Il offre également la possibilité d’ajouter à la palette sonore des presets d’artistes ou de sound designer, pour avoir le directement le son de Pink Floyd, Daft Punk ou Kavinski , Air entre autres…


Arturia V Collection meilleur synthétiseur virtuel

Au final la Arturia V Collection est un outil créatif incroyable avec d’immenses possibilités, qui n’est réalisable que dans l’ère du numérique. Tout sonne à la perfection, le workflow est très bien pensé, que ce soit pour le studio, home studio ou la scène. C’est une source d’inspiration inépuisable, c’est le « synthé » que je conseillerais à tous créateurs sonores, tout musicien, tous compositeurs. Sans doute la meilleure suite de claviers vintages et de synthétiseurs virtuels.



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