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Paroles : L’or de l’autre – Piège à Rêves

L’or de l’autre (Paroles & Histoire)

L’Or de l’autre est une chanson qui dépeint la société actuelle comme un tableau. Des images, des bout d’histoire, des morceaux de vie.
On y croise des trajectoires cabossées, l’usure du quotidien, le mirage du show-business et cette course absurde à la possession.

C’est l’histoire de ce qu’on vend, de ce qu’on troque et de ce qu’on épuise pour la richesse du voisin, dans un monde où l’argent est devenu l’unique égérie. Les inégalités sociales, la lutte pour la richesse le pouvoir et le bien matériel.

Et l’argent, l’argent toujours, parce que l’on en a tous besoin pour survivre, vivre ou assoir son pouvoir…

Au niveau musical, le morceau est construit de manière très classique : couplet, refrain, couplet, refrain, outro. L’essentiel est laissé au texte et à la mélodie de la voix.

Une guitare rythmique, un arpège, un rythme répétitif, quelques notes de synthé et une ligne de basse soignée…
Tout est taillé pour souligner les mots et porter le chant sans surcharger.

L’or de l’autre le clip

Découvre « L’or de l’autre« , extrait de notre album « Au milieu des foules« 

L’or de l’autre – Les paroles (Lyrics)

Habitants d’autres temps, d’autres villes et villages,
Perdus dans les idylles, d’autres filles àl’abordage.
C’est la panacée des lucides,
Les poches comme des terres arides.

Artisans aux mains d’or et la Chine aux mains d’ange,
Perdus dans les efforts, on troque le faux dans les échanges.
Monnaie courante dans la masse monde,
On prend des jours pour des secondes.

Ouvriers à la chaîne, encrassés à la tâche,
Usure à clé allen, délocalise ou je m’attache.
Tenus à crans sous la menace,
Sur fond de crise et de marasme.

Bien-pensants bien sapés, dirigeants érigés,
À l’effigie identitaire, écrasent petits plus bas que terre.
J’ai des problèmes d’égocentrisme,
Et j’en abuse, j’ai du charisme.

Avec la terre entre nos mains,
On se bat pour l’or de l’autre, pour le pétrole de l’autre.
Et puis la mer, ne raconte plus rien,
Sinon les brèves des comptoirs d’antan qui rejaillissent parfois.

Petite pute bien gaulée, dans des lieux malfamés,
Décidément maquée, ouvre son corps pour affamés.
Amours d’un soir pour esseulées,
Fin de soirée pour assoiffés.

Femme moderne mal baisée, solitude prononcée,
Déjà trois fois maman, ouvre son cœur pour bel amant.
Metro, boulot, bistrot, marmots,
Bureau, coco, KO, dodo.

Musicien travesti, troubadour accompli,
Recherche gloire à tout prix, tambour battant, réal TV.
Retourne sa veste pour show business,
Coup de projecteur sur Son Altesse.

Populace ébranlée, plus de place étranglée,
De la soupe dégueulasse, nourrie aux sachets desséchés.
Dealer de zone pour RSA,
Béton armé et formica.

Avec la terre entre nos mains,
On se bat pour l’or de l’autre, pour le pétrole de l’autre.
Et puis la mer, ne raconte plus rien,
Sinon les brèves des comptoirs d’antan qui rejaillissent parfois.

Étudiant 25 ans, cerveau tout équipé,
Énarque, postérité, avait des principes bien fondés.
La politique a délavé,
Être humaniste c’est démodé.

Citoyen de ce temps, de nos villes et villages,
Argent comme égérie, j’ai nommé monde d’aujourd’hui.